Occlusion intestinale

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Le jeudi de 09h à 19h

 

Qu’est-ce qu’une occlusion intestinale

Une occlusion intestinale est un blocage de l’intestin grêle ou du colon qui se manifeste par des douleurs abdominales, des vomissements et un arrêt du transit. Le ventre est le plus souvent ballonné. Quand le blocage concerne l’intestin grêle ou « petit intestin » les vomissements sont précoces et l’arrêt du transit tardif. Pour le colon ou « gros intestin » c’est l’inverse.

Quelles sont les principales causes des occlusions

  • Les blocages de l’intestin grêle
    L’intestin grêle est le plus souvent bloqué au niveau d’une bride intra abdominale ou à l’intérieur d’une hernie (inguinale, ombilicale ou de la ligne blanche). Toute ancienne intervention de chirurgie abdominale a pu causer des brides, bien qu’une bride puisse exister sans antécédent de chirurgie. Une bride correspond à une fine cordelette de quelques centimètres tendue à l’intérieur de l’abdomen. Cette bride peut « coincer » l’intestin au point de le faire souffrir. L’intestin peut aussi tourner sur lui-même autour de la bride, on parle alors de volvulus. Le volvulus est une urgence chirurgicale. L’intestin grêle peut rester bloqué dans une hernie et souffrir, on parle de hernie « étranglée » qui est alors douloureuse, non réductible et non impulsive à la toux. Il est nécessaire de traiter cette hernie en urgence. Les autres causes de blocage de l’intestin grêle sont plus rares, par un polype par exemple.
  • Les blocages du côlon
    Les blocages du côlon sont dus le plus souvent à un volumineux polype situé le plus fréquemment dans la partie droite ou gauche du colon. Une autre cause fréquente de blocage est la formation d’un bouchon de matières dans le rectum appelé fécalome.

Comment se traitent les occlusions ?

Le choix du traitement de l’occlusion peut être représenté par une balance qui va pencher du côté du traitement médical ou du côté du traitement chirurgical.

Dans cette balance est mis la cause de l’occlusion, l’âge, les antécédents, les éléments de l’examen clinique, les prises de sang, les examens de radiologie.

Le traitement médical consiste en la mise au repos du tube digestif avec nécessité le plus souvent de la mise en place d’une sonde naso-gastrique. Cette sonde en silicone, posée par une infirmière, est passée par le nez et descendue jusque dans l’estomac. Elle permet une aspiration digestive 24h/24. Une hydratation, des anti douleurs et des antispasmodiques, par voie veineuse, sont aussi prescrits.

Le traitement chirurgical est adapté au type d’occlusion et à sa gravité. La coelioscopie est possible dans certain cas, pour aller sectionner une bride ou dévolvuler l’intestin par exemple. Quand l’occlusion concerne le côlon il est parfois nécessaire de dériver temporairement le transit à l’aide d’une stomie encore appelée poche ou anus artificiel. Dans certain cas comme les hernies étranglées ou les volvulus, il s’agit d’une urgence chirurgicale.

La chirurgie de l’occlusion

Section de bride(s)

  • Principes :
    N’importe quel antécédent de chirurgie abdominale peut être à l’origine de la formation d’une ou plusieurs brides pouvant être responsables un jour d’une occlusion intestinale. Dans de très rares cas ces brides peuvent même exister dans un ventre vierge de toute chirurgie. En cas d’occlusion par bride, le traitement médical avec repos digestif permet le plus souvent la résolution des symptômes. En cas de signes de gravité ou de persistance de l’occlusion malgré le traitement médical bien conduit, une chirurgie pour section de bride(s) est nécessaire. En cas de bride à priori unique et ayant pu être localisée, avec un abdomen n’étant pas trop ballonné, cette section de bride peut être réalisée par coelioscopie. Dans les autres cas, une ouverture du ventre appelée laparotomie est nécessaire.
  • Risques :
    • Non spécifiques : hématome(s), saignement, abcès, phlébite et embolie pulmonaire.
    • Spécifiques : inhalation bronchique à l’anesthésie et complications pulmonaires, conversion en laparotomie, plaie digestive ou vasculaire, résection digestive, défaut de cicatrisation anastomotique, poche temporaire, récidive de l’occlusion.
    • A distance : comme dans toute intervention abdominale, des déformations de la paroi de l’abdomen (éventrations) et des brides intra-abdominales sont possibles.

Cure de hernie ou d’éventration engoulée/étranglée

  • Principes :
    L ’intestin peut se bloquer dans un orifice naturel (hernie) ou artificiel (éventration). Quand cette hernie, le plus souvent inguinale ou ombilicale, ou cette éventration est douloureuse, non réductible et non impulsive à la toux on parle d’étranglement. Il s’agit d’une urgence chirurgicale. Une réduction de la hernie ou de l’éventration est nécessaire, réalisée presque toujours par abord chirurgical direct, associé à une réparation de la paroi abdominale. Cette réparation est généralement réalisée au moyen de fils non résorbables, sans pouvoir mettre en place de matériel prothétique (« grillage » ou « filet ») en raison du risque infectieux. Dans des cas très sélectionnés, notamment en cas de hernie crurale chez la femme, une coelioscopie est possible. Quand la hernie ou l’éventration s’est bloquée mais a pu être réduite manuellement, une chirurgie programmée avec prothèse doit etre réalisée dans un délai raisonnable.
  • Risques :
    • Non spécifiques : hématome(s), saignement, abcès, phlébite et embolie pulmonaire.
    • Spécifiques : inhalation bronchique à l’anesthésie et complications pulmonaires, conversion en laparotomie, résection digestive, défaut de cicatrisation anastomotique, poche temporaire, récidive de l’occlusion, récidive de la hernie ou de l’éventration.
    • A distance : comme dans toute intervention abdominale, des déformations de la paroi de l’abdomen (éventrations) et des brides intra-abdominales sont possibles.

Dérivation colique

  • Principes :
    En cas d’obstruction du colon gauche ou du rectum, le plus souvent d’origine tumorale, le traitement classique consiste en la réalisation dans un premier temps d’une dérivation d’amont des matières grâce à une stomie encore appelée « poche » ou « anus artificiel ». Cette stomie est réalisée dans le flanc gauche par coelioscopie ou par une courte ouverture. Dans des cas très sélectionnés, une prothèse appelée « stent » peut être placée au travers de la tumeur, par endoscopie, afin de maintenir la perméabilité colique.
  • Risques :
    • Non spécifiques : hématome(s), saignement, abcès, phlébite et embolie pulmonaire.
    • Spécifiques : inhalation bronchique à l’anesthésie et complications pulmonaires, conversion en laparotomie, plaie digestive, occlusion au niveau de la stomie, éventration péristomiale, prolapsus stomial.
      Risques en cas de prothèse : perforation, saignement, échec.
    • A distance : comme dans toute intervention abdominale, des déformations de la paroi de l’abdomen (éventrations) et des brides intra-abdominales sont possibles.

Résection colique

  • Principes :
    En cas d’occlusion du colon droit, la chirurgie de colectomie droite avec rétablissement de la continuité digestive dans le même temps est la règle. En raison de la distension abdominale, cette chirurgie est presque toujours réalisée par ouverture du ventre. Dans certains cas d’occlusion du colon gauche, il est décidé de réaliser une ablation du côlon atteint. Le reste du colon est lavé pendant l’intervention et une couture est réalisée entre le côlon d’amont et le rectum. Le plus souvent une dérivation temporaire de l’intestin grêle est réalisée afin de protéger la couture colorectale le temps de sa cicatrisation (environ 6 semaines).
  • Risques :
    • Non spécifiques : hématome(s), saignement, abcès, phlébite et embolie pulmonaire, conversion en laparotomie.
    • Spécifiques : inhalation bronchique à l’anesthésie et complications pulmonaires, défaut de cicatrisation de la couture digestive, troubles fonctionnels digestifs, plaie urétérale, vésicale, digestive ou vasculaire. En cas de stomie : occlusion au niveau de la stomie, éventration péristomiale, prolapsus stomial.
    • A distance : comme dans toute intervention abdominale, des déformations de la paroi de l’abdomen (éventrations) et des brides intra-abdominales sont possibles.

En cas de stomie

Un accompagnement par les infirmières du service et les stomathérapeutes permettent des ’autonomiser progressivement et d’être accompagné dans ce changement corporel difficile. Une alimentation spécifique n’est nécessaire qu’en cas de dérivation de l’intestin grêle.

Après une occlusion

  • La reprise du transit
    La reprise du transit se fait dans un délai variable et le plus souvent sous forme liquide. Le transit va ensuite progressivement se normaliser.
  • Le risque de récidive
    Il existe essentiellement en cas de bride(s). Une récidive est possible mais pas certaine dans un délai inconnu. Ce risque ne doit donc pas être pris en considération dans la vie quotidienne.
  • Réalimentation après une occlusion :

Les premiers jours

Le jour même J0 Soir Boisson 250cc
Le lendemain J+1 Matin Thé, café ou tisane
  Midi Yaourt nature ou compote
  Soir Potage vermicelle ou bouillon + yaourt nature ou compote
Le surlendemain J+2 Matin Thé, café ou tisane, 2 biscottes, confiture et beurre
  Midi Purée à l’eau + fromage blanc ou yaourt nature ou compote + 2 biscottes
  Soir Potage vermicelle ou bouillon + yaourt nature ou compote + 2 biscottes
J+3 Matin Thé, café ou tisane, 2 biscottes, confiture et beurre
  Midi Pâtes ou purée + poulet + emmental + fromage blanc ou compote ou yaourt nature + 2 biscottes
  Soir Potage + pates ou purée + jambon ou poisson + fromage blanc ou compote ou yaourt nature + 2 biscottes
A partir de J+4 Matin / midi / soir Régime normal pauvre en fibres

A la sortie

Consultez le régime approprié en dernière page de ce document.
Ce régime est à suivre pendant un mois ou un peu plus, en fonction de votre tolérance à la diversification.

Régime à suivre à la sortie de l’hospitalisation

  ALIMENTS CONSEILLÉS à réintroduire ALIMENTS DÉCONSEILLÉS le 1er mois
LAIT Lait ½ écrémé, Laitage divers (fromage blanc, yaourt, petit suisse…)
Flans, entremets aromatisés
Lait entier
FROMAGES Fromage frais : type ½ sel, St Moret…
Fromage à pâte pressée : cantal, comté, Emmenthal, St-Paulin, tome de Savoie…
Fromage à pâte molle peu fait : Camembert
Fromages fermentés et forts : Chèvre, munster, époisses
Fromages à pâte persillée : Bleu, Roquefort
Fromage frais aux fines herbes : Boursin, Tartare, Ail et fines herbes
VIANDES Viandes maigres : Escalope de volaille, filet de poulet, viande rôtie
Charcuterie maigre : Jambon blanc, jambon de dinde, bacon
Viandes maigres rôties, grillées : Boeuf, veau, volaille sans la peau,
Porc : côte et rôti dégraissé, Jambon dégraissé
Mouton : le gigot dégraissé
Abats : foie, cervelle, langue, sans sauce
Viandes grasses, viandes en sauces,
Charcuterie
Viandes marinées, gibier salées, séchées, fumées, en conserve, en sauce…
Les morceaux gras des viandes
Les abats : tripes, rognons
Les charcuteries sauf le jambon
Les escargots
POISSONS Tous les poissons de mer ou de rivière frais ou surgelés, au naturel, grillés, au four, au court bouillon
Les bâtonnets de surimi
Les coquillages, mollusques ou crustacés sans sauce, sans mayonnaise
Poissons : séchés, salés, fumés, en conserve à l’huile, au vin blanc ou aux aromates, en sauce, en friture, panés, cuisinés du commerce…
OEUFS Cuisson sans matière grasse  
PAIN Pain blanc, pain de mie, biscottes Pain complet, aux céréales, son, seigle
FÉCULENTS Pâtes, riz, pommes de terre, semoule, quenelles
Farines blanches, maïzena, fécule
Corn flakes
Tapioca, boulgour, épeautre, quinoa
Blé
Les produits frits ou pré-frits : Frites, chips, pommes, noisettes, beignets…
Les pâtes complètes, riz complet,
Les légumes secs : Lentilles, flageolets, pois chiches…
Les céréales complètes
LÉGUMES Tous les légumes cuits ou crus hormis ceux déconseillés
Crudités à réintroduire selon tolérance
Légumes à gout fort : champignons, tous les choux, concombre, navet, oignon, poivron, radis, salsifis, ail, échalote
FRUITS Tous les fruits cuits (compote, au sirop…) et crus
Consommation modérée : melon, raisin, prune, cerise, rhubarbe
Fruits secs et oléagineux : noix, noisette, pignon
PRODUITS SUCRÉS Gâteaux secs et meringue
Génoise, biscuit de Savoie, roulé, quatre quarts, Gâteau au yaourt, tarte au flan
Sucre, miel, gelée de fruits, chocolat noir
Pâtisserie sucrée base feuilletée
A base de crème, crème au beurre
La chantilly
Viennoiseries et pâtisseries industrielles
MATIÈRES GRASSES Huile crue et beurre cru
Crème fraiche en petite quantité et crue
Jus de viande dégraissé
Lard, saindoux, fritures
Sauces pimentées, au vin, mayonnaise
BOISSONS Eau plate, en bouteille ou du robinet, gazeuse
Jus de fruits sans pulpe, sirops, sodas
Tisanes, infusions, café, thé
Le vin et les boissons alcoolisées
Jus de fruits avec pulpe
ketchup, béarnaise…
DIVERS Jus de citron, moutarde, herbes de Provence, fines herbes, épices douces Cornichons, câpres, vinaigre
Les plats cuisinés du commerce : quiche, pizza, raviolis, quenelles, friands, produits panés, produits frits